Dans le monde du e-commerce, nous sommes tous Ă dire que tous les risques en cas de fraude sont portĂ©s sur le ecommerçant et nous sommes en effet très mal protĂ©gĂ©s. Tous les risques se retrouvent cĂ´tĂ© marchand en cas de fraude. Mais qu’en est il des fraudeurs? Savent ils le risque qu’il court? C’est une question que nous nous sommes posĂ©s.
Tous les risques cotés marchand
Ce n’est pas Daniel qui va dire le contraire, ni Greg, ni le Journal du Net (en 2004) ni Benoit, juriste qui confirme bien qu’au final, la victime c’est le e-commerçant (et pas la banque ou la victime prĂ©sumĂ©e dĂ©tentrice de la carte bancaire). Certains apprennent parfois Ă leur dĂ©pend que la banque ne prend aucun risque. Le banquier, selon Anne de Cap, peut mĂŞme dĂ©cider d’enfoncer le clou, Ă qui le banquier a rĂ©clamĂ© des frais supplĂ©mentaires pour le traitement de la fraude (en plus de retirer l’argent du compte sans prĂ©avis). On hallucine!
3D Secure: le sauveur?
D’ailleurs, nous allons peut ĂŞtre sauvĂ© par 3D Secure, le grand messie? Nous vous en parlions il y a quelques temps (voir billet ici), OliverBlog nous indique que 3D SECURE sera peut ĂŞtre gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă la rentrĂ©e au 1er octobre 2008 (voir billet). Mais ce n’est pas encore gagnĂ©.
Les risques juridiques pour les fraudeurs
Après une brève recherche, on dĂ©couvre que les fraudeurs encourent jusqu’Ă 5 ans de prison et 375 000 euros d’amende, pire si c’est un fonctionnaire (7 ans de prison et 750 000 euros d’amendes), si c’est fait en bande organisĂ©e c’est 10 ans et 1 000 000 euros. (article 313.1 et 313.2 du Code PĂ©nal)
Si nous avons bien compris le texte, tentative d’escroquerie = escroquerie = mĂŞmes punitions. (article 313.3). Alors qu’elle soit rĂ©ussie ou pas l’escroquerie, le ou les auteurs encourent les mĂŞmes risques.
Pire encore si c’est un de vos concurrents qui font ces agisssements: risque de fermeture, etc.
. Réference: article 313.1 à 313.3 du Code Pénal français
Extraits:
“L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualitĂ©, soit par l’abus d’une qualitĂ© vraie, soit par l’emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la dĂ©terminer ainsi, Ă son prĂ©judice ou au prĂ©judice d’un tiers, Ă remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, Ă fournir un service ou Ă consentir un acte opĂ©rant obligation ou dĂ©charge.”
Les risques pour la banque
L’information est Ă confirmer, mais il semble possible de se retourner contre la banque si celle-ci a prelevĂ© des commissions sur les opĂ©rations frauduleuses (5 ans de prison et dissolution judiciaire pour recel de fraude) et si elle prĂ©lève des sommes indues sur les comptes bancaires des ecommerçants (car abus de confiance). A confirmer par les textes de loi.
Bref, au nombre des fraudes qui sont effectuĂ©s sur Internet, ne devrait on pas “punir pour l’exemple” ce qui se font attrapĂ©s? La FEVAD, ACSEL et autre associations d’ecommerçants ne devraient elles pas se constituer en partie civile Ă chaque affaire de fraude?
Cela rendrait exemplaire ces affaires, et dissuaderaient certains d’essayer (espère t-on …!!!)
